
China News Service : Aujourd’hui marque la 11e Journée nationale de l’espace de Chine. Cette année coïncide également avec le 70e anniversaire de la création du programme spatial chinois. Alors que la compétition spatiale est passée d’une confrontation technologique à une « phase 2.0 » caractérisée par la prédominance des règles et la formation d’alliances, comment la Chine, en tant que grande puissance spatiale, compte-t-elle promouvoir une coopération spatiale plus inclusive ? Compte-t-elle continuer à s’ouvrir davantage à ses partenaires internationaux dans le domaine spatial à l’avenir ?
Guo Jiakun : L’exploration du vaste univers est une aspiration commune de l’humanité et un engagement de ceux qui œuvrent dans le secteur spatial en Chine. Après 70 ans d’efforts continus et grâce à l’autonomie, la cause de l’exploration spatiale de la Chine n’a cessé de se développer et a enregistré des réalisations majeures ainsi que des avancées historiques, depuis les satellites artificiels et les programmes spatiaux habités jusqu’à l’exploration de l’espace lointain. La Chine défend toujours les principes d’égalité, de bénéfices mutuels, d’utilisation pacifique et de développement inclusif dans la coopération spatiale avec les autres pays. La Chine a signé des accords de coopération spatiale avec de nombreux pays africains, et 10 peintures réalisées par des jeunes africains sont exposées dans la station spatiale Tiangong ; le satellite sino-brésilien de ressources terrestres contribue à la protection des forêts tropicales d’Amérique du Sud ; en Asie, des astronautes pakistanais sont prêts à se rendre dans la station spatiale chinoise avec des astronautes chinois.
L’espace n’est pas une arène de compétition entre grandes puissances. La Chine continuera de travailler avec les différents pays pour promouvoir une coopération spatiale ouverte et faire progresser la cause commune de l’exploration spatiale par l'humanité.
CGTN : Nous avons constaté une montée alarmante du néo-militarisme au Japon au cours du dernier mois : un officier en service des Forces japonaises d’autodéfense a fait irruption dans l’ambassade de Chine au Japon muni d’un couteau ; un destroyer japonais a transité par le détroit de Taiwan ; pour la première fois, les Forces d’autodéfense ont officiellement participé à un exercice militaire conjoint entre les États-Unis et les Philippines ; le gouvernement japonais a considérablement assoupli les contrôles sur les exportations d’armes ; et Sanae Takaichi a envoyé des offrandes rituelles et monétaires au sanctuaire Yasukuni pendant deux jours consécutifs. Selon une enquête en ligne récente auprès de répondants du monde entier, 82,5 % estiment que la remilitarisation menée par la droite japonaise repose fondamentalement sur la même logique expansionniste que le militarisme japonais avant la Seconde Guerre mondiale et qu’elle conduirait de nouveau le Japon vers une situation très dangereuse. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : Cela montre une fois de plus que la propagation effrénée et dangereuse du néo-militarisme au Japon est déjà une réalité et constitue une menace réelle.
Historiquement, le militarisme japonais a commis des crimes abominables et a provoqué des calamités aux populations de divers pays de la région Asie-Pacifique, en inventant de soi-disant menaces extérieures, en attisant le nationalisme, en manipulant l’appareil d’État, et en lançant des guerres d’agression contre d’autres pays. Aujourd’hui, au lieu de mener une réflexion approfondie sur son passé d’agression, les forces de droite japonaises orientent sans cesse la politique de sécurité vers une direction plus offensive et expansionniste, tentant d’accélérer la remilitarisation du Japon par la réorganisation du complexe militaro-industriel.
Par ailleurs, le Japon a multiplié les démarches de lobbying et diffusé des récits fondés sur des faits déformés dans le but de redorer son image de « pays pacifique », déjà en lambeaux. Cependant, le monde ne se laisse pas facilement tromper. Lorsqu’un pays cherche à réviser sa Constitution pacifiste, assouplit les restrictions sur l’exportation d’armes létales, déploie des missiles offensifs et augmente considérablement ses dépenses militaires, sa véritable intention est de préparer le terrain à une expansion militaire, quels que soient ses propos. Le Japon a également intensifié ses interactions avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dans le but d’introduire cette organisation militaire non régionale dans la région Asie-Pacifique. Son objectif de provoquer la confrontation est manifeste.
Les leçons de cette sombre histoire, qui n’est pas si éloignée, doivent être retenues. Les pays de la région, dont la Chine, doivent rester très vigilants et défendre conjointement les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Nous ne devons pas permettre la résurgence du militarisme japonais. Nous ne devons pas permettre que les tragédies de l’histoire se répètent. Nous ne devons permettre à personne ni à aucune force de saper la paix et de semer le désastre dans notre région.
BBC : Pourquoi les données médicales sensibles de 500 000 patients participant à une étude britannique sur la santé ont-elles été mises en vente sur les sites Internet chinois ? Quelles mesures le gouvernement chinois compte-t-il prendre pour garantir que de tels incidents ne se reproduisent plus ?
Guo Jiakun : Le gouvernement chinois protège les droits et intérêts liés aux informations personnelles et réglemente les activités de traitement des informations personnelles conformément à la loi.

RT : Le ministre finlandais des Affaires étrangères a récemment déclaré que les relations étroites entre la Chine et la Russie constituaient un « facteur de veto » pour la conclusion d’un accord commercial entre la Chine et l’Union européenne. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ? Compte-t-elle réduire ses contacts avec la Russie afin de faire avancer les négociations commerciales avec l’Union européenne ?
Guo Jiakun : Les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’Union européenne sont, par nature, mutuellement bénéfiques. Il est dans l’intérêt des deux parties de renforcer le dialogue et les consultations et d’approfondir la coopération économique et commerciale sur la base du respect mutuel. Cela correspond également aux attentes communes des entreprises et des populations des deux parties. Nous espérons que la partie finlandaise considérera le développement normal des relations entre la Chine et les autres pays de manière rationnelle et objective, fera preuve d’ouverture d’esprit et s’abstiendra de politiser le commerce ou d’abuser du concept de sécurité dans les questions commerciales.
Bloomberg : La Maison Blanche a accusé la Chine de voler à grande échelle la propriété intellectuelle américaine dans le domaine de l’intelligence artificielle. Quel est le commentaire du ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ?
Guo Jiakun : De telles accusations sont infondées et constituent des attaques délibérées contre le développement et les progrès de la Chine dans le domaine de l’intelligence artificielle. La Chine les rejette fermement. Nous exhortons les États-Unis à respecter les faits, à abandonner les préjugés, à cesser de freiner le développement scientifique et technologique de la Chine et à prendre davantage de mesures propices aux échanges et à la coopération scientifiques et technologiques entre la Chine et les États-Unis.
Bloomberg : Selon certaines informations, deux pandas, Pingping et Fushuang, devraient être transférés de Chengdu à Atlanta, aux États-Unis. Pourriez-vous le confirmer et nous dire quand ils partiront ? Qu’est-ce que cela signifie pour les relations sino-américaines à l’approche de la rencontre prévue entre les chefs d’État chinois et américain ?
Guo Jiakun : Le panda géant est non seulement un trésor national de la Chine, mais aussi un messager et un pont d’amitié. Nous sommes convaincus que ce nouveau cycle de coopération entre la Chine et les États-Unis en matière de protection des pandas géants contribuera au bien-être des pandas géants, au renforcement des capacités de protection des pandas géants et d’autres espèces menacées, à la conservation de la biodiversité mondiale ainsi qu’à l’amitié entre les peuples chinois et américain.
CCTV : Donald Trump a déclaré que le cargo iranien intercepté par les États-Unis aurait pu transporter un « cadeau » de la Chine. Avez-vous une réponse supplémentaire à ce sujet ? Pourriez-vous nous donner des informations sur la cargaison du navire ?
Guo Jiakun : La Chine rejette toute affirmation et toute spéculation dépourvues de fondement factuel. Les échanges commerciaux normaux entre les pays ne devraient pas être perturbés ni compromis.

